Jardin public Saint-Omer

lpo-pas-de-calais-a-la-decouverte-d-un-jardin-extraordinaire

A deux pas de la Grande Place, un étonnant parc paysager s’est développé dans les anciennes fortifications dont il conserve la mémoire tout en reflétant l’art de vivre de l’époque.
Aménagés à la fin du XIXème siècle par l’ingénieur GUINOISEAU, ces vingt hectares d’espaces diversement structurés et situés à l’opposé du marais sont aujourd’hui en site boisé inscrit.

Au-delà du jardin régulier dit « à la Française », les parterres de mosaïcultures ouvrent sur un parc « à l’Anglaise » aux allées sinueuses et ombragées où s’exprime la biodiversité de ce poumon vert de la Ville de Saint-Omer.
Un arboretum centenaire y mêle des essences plutôt rares.

Ouvrez les yeux sur ce patrimoine naturel au fil de votre visite !

lpo-pas-de-calais-a-la-decouverte-d-un-jardin-extraordinaire-plan

 

Grimpereau des jardins {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/grimpereau-des-jardins-tero-linjama.mp3{/play}

grimpereau-des-jardins

Identification : Chez ce passereau de petite taille, les deux sexes sont semblables. La poitrine est blanche, le ventre et le croupion sont plus bruns. Il a un long bec arqué des rectrices rigides, et une longue queue. De nettes tâches blanches sont visibles aux pointes des ailes. Le plumage du grimpereau des jardins et celui du grimpereau des bois sont très semblables, et ce n’est souvent que grâce à leurschants distincts qu’on arrive à les reconnaître.

Chant : Son chant, très caractéristique, est émis fréquemment au printemps. Il est sonore, clair, porte assez loin et peut de traduire par ‘Ti, Tit, j’suis ici’.

Habitat : Assez commun, il fréquente les parcs, les jardins, les vergers et les rares bois où subsistent de vieux arbres.

Régime : Le grimpereau des jardins se nourrit d’insectes et d’araignées.

 

 

 

 

 

 

Mésange bleue {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/mesange-bleue-david-m.mp3{/play}

mesange-bleu

Identification : La mésange bleue se distingue par sa large calotte bleue. Une ligne bleue foncée traverse sa face blanche du bec à la nuque. Ses ailes et sa queue sont bleues. Le reste du dessus est brun verdâtre. Le dessous est jaune uniforme avec une bande médiane grise longitudinale peu marquée. Les deux sexes diffèrent uniquement par les couleurs moins vives et les dessins moins marqués du plumage de la femelle, notamment sur le front et les couvertures alaires.

Chant : Le cri de la mésange bleue est un petit cri aigu « tsi-tsi ». Son chant reprend les éléments du cri en les prolongeant. Sur le continent, il comporte presque toujours un trille très aigu.

Habitat : Elle est présente dans presque tous les habitats dans les régions de feuillus, bois et jardins compris. Par contre, elle est absente dans les forêts pures de conifères. On peut la trouver en montagne jusqu’à 1200 mètres.

Régime : En hiver, les mésanges bleues chassent sans discontinuer les oeufs et les larves d’insectes (coléoptères, chenilles, mouches, punaises, pucerons) qu’elle complètent avec des graines d’oléagineux. Au printemps et en été, la mésange bleue examine parfois les chatons des saules, les fleurs de groseilliers à maquereau et ordinaire, et d’autres espèces dont elle apprécie le nectar.

 

 Moineau domestique {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/moineau-domestique-marco-dragonetti.mp3{/play}

moineau-domestiqueIdentification : Le moineau domestique adulte mâle a le dos brun strié de noir. Les scapulaires sont châtain. Les ailes sont brunâtres avec des barres alaires blanches. Le croupion est gris. La queue est gris-brun foncé. Les parties inférieures sont plus claires, avec la poitrine et l’abdomen gris uni. En plumage nuptial, le mâle a une bavette noire. La tête est foncée, avec la calotte grise, bordée de châtain s’étendant vers le bas de l’arrière du cou. Les joues et les côtés du cou sont blancs. Une bande noire traverse les yeux, et rejoint la bavette noire.

La femelle n’a pas les couleurs châtain et noires du mâle. Elle a la calotte brun grisâtre, et une bande sourcilière gris chamoisé. Les parties supérieures et les ailes sont plus grises que chez le mâle. L’abdomen est blanchâtre. Le bec et les pattes sont brun clair.

Chant : Dès le début janvier, l’oiseau délimite son territoire du haut d’un toit ou d’une gouttière par son chant. De cette phrase peu mélodieuse, on retient plus aisément le cri caractéristique « tchip tchip » qui lui vaut son nom argotique de piaf.

Habitat : Il vit dans toutes sortes de zones modifiées par les humains, telles que les fermes, les zones résidentielles et urbaines. Il évite les forêts, les déserts et les zones herbeuses.

Régime : Omnivore et opportuniste, il se nourrit pour l’essentiel de graines, d’insectes, de larves, de vers de terre et d’araignées, mais aussi de bourgeons de fruits, ce qui le rend impopulaire auprès des jardiniers.

 
Rougegorge familier {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/rougegorge-familier-fernand-deroussen.mp3{/play} 

rougegorge-familier

Identification : Le rougegorge familier est aisément reconnaissable avec sa poitrine et la face rouge orangé, contrastant avec les parties inférieures blanchâtres. Les parties supérieures son brun-vert-olive, ainsi que les ailes et la queue.

Chant : Son chant est une série de gazouillis ténus, doux et clairs, et de courts trilles, avec des arrêts brusques. Pendant l’automne, son chant est plus doux.

Habitat : Le rougegorge fréquente les terrains boisés, le bocage, les taillis, les forêts, les parcs et les jardins aussi bien dans les régions les plus isolées que dans les villes.
La femelle bouge sur de courtes distances après la saison de reproduction, jusqu’à un territoire hivernal proche où elle pourra se nourrir. Le mâle garde le même territoire toute l’année.

Régime : Le rougegorge familier se nourrit essentiellement d’insectes et de petits invertébrés, mais aussi de petites graines, de fruits et de baies. Il peut fréquenter les mangeoires en hiver.

 

 

 

 

Sittelle torchepot {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/sittelle-torchepot-patrick-franke.mp3{/play} 

sittelle-torchepot

Identification : La sittelle torchepot est un oiseau trapu. Elle a les parties supérieures bleu-gris, et une queue courte. Les parties inférieures, menton et cou, sont blanches, devenant orangées sur le haut de la poitrine, les flancs, l’abdomen et les sous-caudales. Les ailes sont courtes et arrondies, et les rémiges sont plus foncées que le dos. 

La tête bleu-gris est assez grosse, avec une ligne noire traversant l’œil et finissant vers les scapulaires. Les joues sont blanches, ainsi que le menton et le devant du cou.

Chant : Elle a pour cri le plus commun un court « chwet » émis quand elle est excitée, et répété plusieurs fois. Elle lance un cri haut perché, ou plus court en guise de cri de contact.
Son chant est une lente série de sifflements perçants, parfois remplacée par un son répété rapide et excité.

Habitat : La sittelle torchepot affectionne les bois de haute futaie, feuillus, mixtes et résineux. Mais on la rencontre aussi en abondance dans les parcs et les grands jardins.

Régime : La sittelle torchepot se nourrit d’insectes et d’araignées qu’elle trouve dans l’écorce des arbres. En hiver, elle se nourrit aussi de graines. Pour se nourrir, elle se rapproche souvent des habitations. Ses préférences vont surtout aux graines de tournesol : elle les prend une à une dans son bec, s’envole sur une branche, cale la graine sur un tronc, la décortique et avale le noyau, puis s’en va en chercher une autre.


Troglodyte mignon {play}images/imagesarticles/jardin-public-st-omer/troglodytes-troglodytes-herman-van-der-meer.mp3{/play}

troglodyte-mignon

Identification : Nullement complexé par sa taille minuscule, le troglodyte mignon est un oiseau pétulant et furtif qui aime se faire entendre. Dressé sur ses pattes, long bec fin et queue relevée, l’œil sous un sourcil marqué scrute son territoire. Manteau brun sur chemise pâle, le troglo de son petit nom, arpente régulièrement nos jardins. Qui sait observer attentivement repéra sa silhouette ronde. Issu d’une famille de 80 espèces, il est le seul représentant des Troglodytidés en France. Autrefois confondu avec le roitelet huppé, probablement à cause de sa taille, le troglodyte mignon tient son nom de son habitude à fréquenter les cavités.

Chant : Bien campé sur une branche ou une souche, sa petite queue relevée, il déclame ses strophes sonores. Eté comme hiver, ses tit-tit-tit aigus ou dzerr roulés retentissent à l’autre bout du jardin. Son chant est composé de notes claires, audibles surtout le soir et même en hiver.

Habitat : On l’observe généralement sautillant dans des rocailles et des branchages ou jouant à cache-cache dans des piles de bois.

Régime : Le troglodyte mignon se nourrit d’insectes vivants, de larves d’araignées, etc.

 

 

 

Ouvrez les yeux sur ce patrimoine naturel au fil de votre visite !

La biodiversité qui s’exprime de ce poumon vert de la ville de Saint-Omer

{loadposition jardin-public}

Chants d’oiseaux : Grimpereau-des-jardins © Tero Llinjama, Méesange bleue © David M, Moineau domestique © Marco Dragonetti, Rougegorge familier © Fernand Deroussen, Sittelle torchepot © Patrick Franke, Troglodytes troglodytes © Herman Van Der Meer.

Les commentaires sont clos.