• Compte-tenu de la situation, nous sommes injoignables par téléphone fixe. Pour le Réseau SOS Faune sauvage, le n° 07 72 22 51 40 reste joignable. Vous pouvez nous écrire sur pas-de-calais@lpo.fr . Nous faisons du mieux que nous pouvons avec la situation actuelle. Merci pour votre compréhension. Nous souhaitons un bon courage à toutes les personnes concernées.

ESOD : et pourquoi eux ?

Jusqu’au 6 juillet, participez à la consultation publique pour laisser vivre les espèces présumées coupables ! 👉https://you.lpo.fr/aqeqh

Zoom sur le Belette
La demande de classement ESOD de la Belette dans le Pas-de-Calais est injustifiable.

Comme partout ailleurs en France, les exploitants agricoles  et les particuliers qui ont des élevages de poules et de lapins pourront tout à fait poursuivre leurs activités si enfin, la belette  sort du classement ESOD.

Quelles raisons sont invoquées pour son classement ?

  1. Elles feraient des dégâts importants dans les poulaillers

Les dégâts supposés sont essentiellement concentrés sur les particuliers et sur la faune sauvage ; pour les professionnels, ils sont vraiment très faibles…. Sans la note technique précisant la nature, le lieu et la date des dégâts, on est en droit de se demander quel crédit on peut apporter à ces chiffres, notamment les chiffres concernant les particuliers.

D’autant plus qu’ on connait le régime alimentaire de la belette : Elle a un besoin quotidien d’une trentaine de grammes de nourriture carnée par jour constituée  à plus de 80 % de micro-mammifères, voire à 99 % quand les rongeurs sont abondants. Ce qu’elle vient chercher dans les poulaillers, c’est davantage les rongeurs que les volailles.

Par ailleurs, en admettant des prélèvements sur les œufs, pour les années où les rongeurs seraient moins abondants , il est possible de protéger son poulailler sans trop de frais :  la protection par un grillage enterré dans le sol et avec le rebord supérieur incliné à 45° vers l’extérieur est très efficace.  (la belette ne creuse pas de galerie). 

Les dégâts invoqués pour les agriculteurs sont minimes, les dégâts pour les particuliers sont invérifiables.

Les moyens de protection ne font l’objet d’aucune campagne d’information ni d’enquêtes pour connaitre leur existence ou leur absence.

Le chiffrage des  dégâts sur la faune sauvage n’est pas argumenté et pour cause…qui sont les témoins ?  De plus, la faune sauvage n’appartient à personne, on ne voit pas trop ni pourquoi, ni comment on peut chiffrer ce que la belette prélève pour s’alimenter. Il s’agit d’une fonction naturelle qui rejoint la notion d’équilibre de la biodiversité.

La belette n’est pas responsable du déclin de la faune des milieux agricoles. Les véritables causes sont à chercher du côté de la détérioration de la qualité globale de l’écosystème agricole.

En outre, le dossier ne démontre pas l’impact négatif que pourrait avoir la belette sur les populations d’espèces classées gibier.

Il n’en existe d’ailleurs pas en Europe et en France (Ruette & Migot ; ONCFS, 2008).

Les dégâts invoqués sur la faune sauvages ne sont donc pas recevables.

  • Les effectifs de belette risquent-ils d’exploser en raison d’une sortie du classement ESOD ?

Non.  Les populations de belettes sont limitées par la ressource trophique de leur territoire et par les prédateurs comme les rapaces nocturnes.

Comme pour toutes les espèces sauvages, le taux de reproduction est lié à la ressource alimentaire ; la belette n’est pas la seule espèce à consommer des rongeurs, donc même les années où ils sont plus nombreux, les effectifs de belette ne peuvent pas exploser.

On peut ajouter que la belette peut être considérée comme un auxiliaire pour les agriculteurs, notamment dans les filières biologiques en plein développement. (par le fait qu’elle consomme des rongeurs essentiellement. )  Ce rôle commence à lui  être reconnu par le monde agricole et sylvicole et des techniques sont désormais mises en place pour favoriser l’installation de la belette sur les exploitations.

  • Le dossier DDTM parle d’absence de prédateurs, hors, il y a bien dans notre département, des rapaces, des vipères et des sangliers. Ce sont des prédateurs reconnus de la belette.
  • Les vétérinaires du département ne font pas état de maladies dues aux belettes. Pour certains d’entre eux, le simple fait de poser la question est surprenant.  Elle n’héberge aucun microbe ou parasite spécifiquement transmissible à l’Homme. Le sujet maladies transmises par la belette n’existe pas dans le Pas-de-Calais.

Il est urgent de rejoindre l’avis des CDCFS des autres départements français…

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